Comment choisir son prochain livre quand on n’a aucune méthode (et que ça marche quand même)

Il y a des soirs où je m’installe avec la ferme intention de choisir mon prochain livre. Je parcours ma bibliothèque, je sors des titres, je lis des quatrièmes de couvertures que je connais déjà par cœur pour la plupart. Je les pose sur la table. Je les compare. Je les range. Et finalement, j’attrape le livre qui me fait de l’œil depuis ce matin parce que la lumière tombait joliment dessus et j’avais envie de sa couverture.

Ma méthode? L’instinct.

La couverture, le pitch et toutes les raisons de choisir un livre

Pas de liste rigoureuse, pas de système élaboré, pas de critères objectifs. Des fois, c’est le pitch qui m’attrape dès la première ligne. Des fois, c’est la couverture. Des fois, je viens de voir l’adaptation ciné, je suis encore dans l’univers, dans cette atmosphère particulière qu’une bonne histoire laisse derrière elle et je refuse d’en sortir. Alors je prends le livre. Rester dans une histoire un peu plus longtemps, c’est un des petits luxes de la vie de lectrice.

Avant tout ça pourtant, il y a une étape presque rituelle : fouiller ma bibliothèque. Parce que j’ai des livres qui attendent. Beaucoup. Des livres achetés dans un élan d’enthousiasme un samedi après-midi, ou commandés après une reco qui m’a traversée comme une évidence. Ils sont là, patients, alignés sur leurs étagères, et il y a quelque chose de profondément réconfortant dans le fait de savoir qu’ils n’iront nulle part.

La PAL : pas une liste de reproches, une réserve de bonheurs

Ma PAL, cette montagne douce et un peu coupable que les lecteur.ices connaissant bien, n’est pas une liste de reproches. C’est une réserve de bonheurs futurs. J’ai mis du temps à voir les choses comme ça. Mais depuis que j’ai adopté ce point de vue, je dors beaucoup mieux.

Il m’arrive quand même de me tromper. De commencer un livre avec enthousiasme et de le refermer au bout de quarante pages, sans vraiment savoir pourquoi. Pendant longtemps, j’ai culpabilisé. Comme si ne pas finir un livre était un aveu d’échec. Maintenant, je me dus juste que c’était pas le bon moment pour nous deux. Le livre n’est pas mauvais. Moi, je n’étais pas prête. On se retrouvera peut-être, dans une autre saison, une autre humeur, une autre version de moi. Les histoires ont leur timing, exactement comme les gens.

Mon humeur décide de presque tout

C’est peut-être la chose la plus vraie que je puisse dire sur ma relation à la lecture : quand ça va pas, aucun livre ne passe. Les mots glissent, l’attention décroche, même les histoires que j’adore restent fermées sur leur étagère. Et quand ça va, les pages se tournent toutes seules, presque sans que je m’en aperçoive.

En ce moment, par exemple, je lis quatre livres en parallèle. Ça de Stephen King, une relecture doudou dont j’avais besoin depuis un moment. Projet Dernière Chance d’Andy Weir, attaqué deux jours après avoir vu le film, avec toute sa bibliographie commandée dans la foulée parce que c’est comme ça que je fonctionne. Un dragon sur le cœur d’Anne Longbridge, tome deux d’une trilogie qui attendait depuis trop longtemps dans mon Kindle. Et The Love Hypothesis, en audio, que j’ai croisé en scrollant et qui s’avère être une bonne surprise.

Pas de logique. Juste ce qu’il me faut en ce moment.

Quand la lecture revient, on ne se pose pas de questions

Honnêtement, c’est une des meilleures périodes de lecture que j’aie eues depuis un moment. Plusieurs fois dans la journée, j’ai juste envie de lire. Je pose ce que je fais, j’attrape un de mes livres et je lis. La première chose que j’attrape le matin en me levant ? Mes livres. La première chose qui traverse mon esprit, ce sont des mots, des personnages, des histoires qui continuent à exister dans ma tête pendant que je dors.

Il y a tellement de jours où cette envie ne vient pas, supplantée par le scroll, le bruit, la fatigue. Alors quand elle revient, je ne la questionne pas. Je l’accueille à bras ouverts.

Je ne sais pas combien de temps ça va durer. Les bonnes périodes de lecture sont capricieuses et c’est peut-être pour ça qu’on les aime autant quand elles arrivent.

Alors je lis. Maintenant. Quatre livres à la fois s’il le faut.

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Et toi? Comment tu choisis ton prochain livre ? Tu as une méthode ou c’est le chaos organisé comme moi? Dis-moi en commentaire, je suis curieuse !

2 commentaires sur « Comment choisir son prochain livre quand on n’a aucune méthode (et que ça marche quand même) »

  1. C’est un exercice délicat de choisir son prochain livre, tu résumes bien nos hésitations de lecteur. J’ai essayé d’être rigoureux et de classer les prochains livres dans un ordre précis. Mais il y a toujours un ou deux livres qui viennent tout chambouler… Et c’est bien comme ça !

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