En 2025, avec l’écriture, j’ai surtout douté. De ma légitimité. De mes textes. De ma place. J’ai failli abandonner. Plusieurs fois. Et puis non.
Comme pour la lecture, il n’y a pas de mystère: quand je m’y suis remise doucement, sans grand plan héroïque, sans promesse irréaliste, ça m’a fait un bien fou. Alors cette année, j’ai décidé d’arrêter les résolutions impossibles et de poser quelque chose de plus simple. Plus juste. Plus vivable.
Voici donc mes résolutions d’autrice pour 2026. Elles ne sont pas là pour me mettre la pression. Elles sont là pour me permettre de continuer à écrire malgré tout.
1. Écrire régulièrement (sans rigidité)
C’est la seule résolution non négociable. Pas « tous les jours », pas « X mots par jour ». Juste: écrire régulièrement. Parfois vingt minutes. Parfois une heure. Parfois trois phrases. Parfois une scène entière. Mais revenir à l’écriture. Encore. Et encore.
2. Arrêter de croire que la discipline doit faire mal
On nous a vendu l’idée que:
- écrire tous les jours = être une vraie autrice
- souffrir = être sérieuse
- se forcer = être disciplinée.
Je n’y crois plus. En 2026, je veux une discipline douce. Une discipline qui soutient, pas qui écrase.
3. Accepter le doute (et écrire avec lui)
Je doute toujours de ma légitimité. Et je doute que ça disparaisse un jour. Alors autant arrêter de lutter. En 2026, je vais écrire avec le syndrome de l’imposteur. Je lui ai même donné un petit nom. Il s’appelle Yves. Yves panique, Yves doute, Yves veut tout saboter. Moi je lui réponds: « Yves, arrête un peu. On tente. Même si ça ne marche pas, y a pas mort d’homme. »
4. Me faire confiance (la résolution qui fait un peu peur)
Celle-ci me fait trembler. Donc c’est important. En 2026, je veux me faire confiance:
- dans mes idées
- dans mes histoires
- dans ce que j’ai envie d’écrire
Et oser viser un peu plus haut, même si j’ai peur… Surtout si j’ai peur, en fait.
5. Écrire sans attendre la validation
Pas attendre:
- l’autorisation
- le bon moment
- la confiance parfaite
- les encouragements extérieurs
Écrire avant de me sentir prête. Parce que je ne le serai jamais vraiment.
6. Avancer sans vouloir tout contrôler
Je suis mauvaise pour ça, mais j’essaie. En 2026, j’aimerais:
- finir plus souvent ce que je commence
- accepter que tout ne soit pas clair au départ
- laisser les histoires respirer
Autrement dit, apprendre à embrasser mon petit chaos plus régulièrement.
7. Me rappeler pourquoi j’écris
Pas pour les chiffres, ou la performance, ou pour prouver quoi que ce soit. Non. J’écris parce que ça me fait du bien, ça me tient debout, et parce que parfois, écrire, c’est survivre un peu mieux. Et ça, c’est suffisant.
Écrire sans pression, mais écrire quand même
Si tu es auteur.ice (ou que tu écris en douce), peut-être que tu te reconnais là-dedans. Peut-être que toi aussi tu doutes. Peut-être que tu avances malgré tout. Si c’est le cas, tu n’es pas seul.e.
=>Action principale: prends cinq minutes aujourd’hui. Écris. Même mal. Même peu. Juste pour toi.
=> Action secondaire: si tu as besoin d’un petit coup de pouce, j’ai créé un guide d’écriture rempli de prompts et d’exercices, au départ pour moi, puis parce que ça m’a aidée à m’y remettre. Il est là si tu en as besoin.
Et toi?
Quelle serait ta résolution d’auteur.ice la plus douce pour 2026?