… pour certains de mes romans? C’est une question légitime, après tout! Étant donné que Ze British Dream avait été accepté en maison d’édition, j’aurais pu continuer à proposer les suivants à la même ME, ou à envoyer à d’autres maisons… Mais non!
Eh bien tout d’abord, c’était une question de contexte. Souvenez-vous, Ze British Dream est sorti en avril 2020, soit juste avant le premier confinement. Ce qui n’était pas le meilleur des timing… Moi, j’ai eu le temps d’écrire pendant ce confinement, mais pour faire découvrir un premier roman, faire le tour des salons du livre, aller à la rencontre des lecteurs, ce n’était clairement pas le bon moment… Et ce n’était également peut-être pas le meilleur des moments pour une jeune maison d’édition à l’époque pour prendre tout de suite un roman court comme Un Noël So British dans son écurie. Surtout que j’avais très envie de tenter l’autoédition, alors du coup… Du coup je me suis lancée!

Ensuite, j’avais envie de partager avec vous. Maintenant. Tout de suite. Et sur le moment, la patience n’était pas mon fort!
Et pour terminer, l’idée de tout gérer du début jusqu’à la fin, c’est assez grisant! Même si on se rend alors compte de la montagne de travail que c’est (même si je m’en doutais déjà un petit peu)! Mise en page du texte, corrections, élaboration de la couverture… Écrire, ça devient presque la partie la moins difficile (presque, j’ai dit!).
L’autoédition, ça n’a rien de facile. Et ce n’est clairement pas un choix par dépit. C’est un sacré budget, aussi! À partir d’Une Saint-Valentin Presque Parfaite, par exemple, j’ai décidé de faire appel à une correctrice professionnelle, car j’ai très vite réalisé que c’était impossible de faire sans. Et puis avec Te Garder Près De Moi, j’avais une idée précise pour la couverture à laquelle je n’arrivais pas à aboutir seule, donc hop, on ajoute une graphiste! Mais c’est le prix à payer quand on veut se débrouiller « seule », et je ne regrette pas! Au contraire, je suis très contente de me dire que mes deux derniers bébés ne comportent aucune faute, et que TGPDM n’a finalement pas la couverture (très moyenne) que je lui destinais…
Par la suite, j’ai quand même envoyé le manuscrit de La Vue depuis le Bungalow à quelques maisons d’édition. Pourquoi? Eh bien pour tout vous dire, je ne sais pas. J’avais l’intuition que sa vie était ailleurs, en dehors de mes petites mains… Peut-être que c’est la destinée de certaines de mes histoires d’être traitées ainsi. Je sais que j’aime l’autoédition mais je sais aussi que je continuerai d’envoyer des manuscrits parce que j’aime ce statut d’auteur hybride.
L’autoédition, c’est une façon de publier vraiment très différente de l’édition traditionnelle, mais tout aussi méritante. Les auteur.e.s qui choisissent cette voie sont tout aussi doué.e.s, croyez-moi. Et vraiment, je ne dis pas ça pour me lancer des fleurs. Mais il y a une espèce de hiérarchie entre les édité.e.s et les autoédité.e.s aujourd’hui en France que je trouve vraiment dommage, quand je vois le travail qu’on abat sans les moyens que certaines grandes maisons d’édition ont.
Donc si vous faites partie de ces auteur.e.s auto édité.e.s : bravo! Vous méritez chaque lecteur, chaque livre vendu et chaque félicitation reçue sur le bord du chemin qui mène au succès!
