On pense souvent qu’écrire, c’est se retrouver seul.e face à son écran ou à sa page blanche. Que sur l’instant, personne d’autre ne peut comprendre vos tourments et que pendant vos sessions, vous êtes seul.e à vous triturer les méninges pendant des heures et des heures… Mais pas forcément! Laissez-moi vous parler du NaNoWriMo!
Le NaNoWriMo, j’en parle à mes amis écrivains qui ne connaissent pas le concept dès que je peux! C’est le National Novel Writing Month, autrement dit traduit approximativement ça donne le mois national d’écriture de roman. Ça a été créé en 1999, ça tombe au mois de novembre et, en gros, vous avez donc un mois pour écrire un roman de 50 000 mots (minimum)!
Évidemment, depuis, le NaNo a évolué. C’est devenu mondial, vous pouvez écrire, réécrire, corriger votre roman… Il y a des « permanences » dans la majorité des pays et plein de façons de profiter du NaNo: des objectifs quotidiens, une newsletter, des conseils d’auteurs et, ce que moi je préfère, des sprints d’écriture (un temps donné pour écrire un nombre précis de mots). Et ce qu’il y a de génial avec le NaNo (et pour les gens comme moi, qui adore rester dans leur coin des fois… O.K. souvent), c’est qu’on peut profiter de tous ces avantages tout en… restant dans son coin!

J’ai écrit la première version de Ze British Dream pendant un NaNo, et quelques autres projets dont au moins deux dont vous entendrez parler. Ça libère votre écriture. Ça motive, ça sort l’écriture de son cadre habituel, et je vous jure que c’est vraiment très agréable de créer de la sorte. Avoir des objectifs quotidiens, qui nous libère un peu d’un côté, tout en nous astreignant quand même à une certaine discipline, ça nous assure un certain résultat. Et même si on n’atteint pas les 50 000 mots (ce qui m’est arrivé plusieurs fois), on avance. Et puis on s’amuse! Si, si, je vous assure! Le fait de ne pas être tout seul.e, de savoir que, quelqu’un, quelque part, traverse les mêmes difficultés pour sortir les mots de sa tête ou, au contraire, est dans la même « fluidité créative », c’est réconfortant. Et c’est pour ça que j’adore le NaNoWriMo.
J’avoue que je ne sais pas encore si je participerai à cette édition 2022. J’ai quatre projets sur le feu en même temps en ce moment (oui, quatre 😅), il me faudrait donc déjà choisir l’heureux élu, mais surtout en mettre trois de côté pour quatre semaines, et ce serait surtout ça le plus compliqué…
En tout cas, si vous écrivez, et si vous avez envie de tenter l’expérience, lancez-vous ! Le NaNo, c’est vraiment une belle occasion de vous prouver que vous pouvez créer en toutes circonstances, de vous surprendre et, pourquoi pas, d’enfin donner vie à cette idée qui traîne depuis bien trop longtemps dans un coin de votre tête !
