8 trucs pour écrire plus facilement

Quand on veut raconter des histoires, écrire, c’est un peu incontournable, vous me direz… Mais ce n’est pas toujours simple ! Aussi, petit article spécial à destination de ceux qui souhaiteraient mettre plus de mots dans leur vie sans forcément s’arracher les cheveux !

1. Ne vous fixez pas sur le nombre de mots !

Oui, je sais : ce n’est pas facile ! Moi-même parfois, je me laisse emporter, ce qui finit généralement par beaucoup de frustration et de culpabilité parce que je n’ai pas atteint l’objectif que je m’étais fixé… Du coup, je laisse tomber les objectifs ! L’important, c’est d’écrire ! Que ce soit un mot, une phrase, cent, mille… Vous vous rapprochez de la fin de l’histoire et c’est la seule chose qui compte. Rappelez-vous : écrire une histoire c’est un marathon, pas un sprint ! Et si vous avez ABSOLUMENT besoin, commencez petit : 50, 100, 200… Vous écrivez plus ? Bravo, que du bonus ! Vous écrivez moins ? Bra-vo : vous avez écrit !

2. Ne réfléchissez pas trop !

Vous écrivez la première version de votre histoire, le premier jet, comme on l’appelle ? Alors, ne réfléchissez pas trop. Comme disait Terry Pratchett, « Le premier jet, c’est juste vous qui vous racontez l’histoire ». Alors allez-y, racontez-vous votre histoire, il sera toujours temps de la modifier par la suite !

3. Notez-le dans votre agenda !

Vous voulez écrire ? C’est important pour vous ? Très bien : alors faites comme avec toutes les autres tâches importantes de votre vie, notez-le dans votre agenda. Réservez un créneau horaire, même si ce n’est qu’une demi-heure. Vous n’avez pas besoin de passer des heures et des heures assis.e à votre bureau (ou affalé.e dans votre lit) pour vous considérer comme écrivain. Même quelques mots rapidement gribouillés vous feront avancer sur votre projet, alors accordez-vous ce temps-là sans aucune culpabilité ! Par contre, faites bien comprendre à votre entourage que personne ne doit vous déranger : il ne débarquerait pas en plein rendez-vous chez le médecin, alors pareil pour les plages d’écriture !

4. Écrire, ce n’est pas forcément écrire…

« Quoi ? Mais qu’est-ce qu’elle raconte ? » Eh bien je raconte que si votre session du jour consiste à faire des recherches sur le net, à imaginer une scène du passé de votre personnage pour mieux le cerner, à créer une playlist pour l’ambiance ou à chercher sur Pinterest des images pour coller au moodboard de votre histoire, ça compte ! C’est du travail, ça nourrit l’univers de votre histoire, votre imagination ; ça donne de l’épaisseur au tout ! Alors si c’est une de ces journées où non, décidément, écrire ne vous dit pas mais que vous avez quand même envie de faire quelque chose pour votre histoire, faites-vous plaisir !

5. Écrivez à plusieurs !

Alors, en ce moment, c’est un peu compliqué de se retrouver dans un café ou une bibliothèque pour faire des sessions d’écriture, c’est vrai… Mais heureusement, c’est possible de faire ça en ligne ! Divers événements sont organisés et vous permettent d’écrire en groupe, même sans parler à personne (ce que je trouve particulièrement génial en tant qu’asociale 😁). Il y a par exemple le NaNoWriMo en novembre (écrire 50 000 mots en un mois), et même si je ne communique avec personne d’autre sur le site, de savoir que je ne suis pas la seule à essayer d’atteindre cet objectif, ça aide beaucoup. Ils organisent d’autres événements dans l’année, donc n’hésitez pas à vous renseigner. Mais, même sans ça, avoir quelqu’un d’autre qui écrit dans son entourage, échanger avec lui/elle sur vos doutes, vous motiver à faire des sessions d’écritures, ou même juste se dire qu’on s’envoie un message quand on a fini, c’est pas mal. Quand on écrit, par moment, c’est difficile de sortir de ce qu’on fait, de la solitude de l’acte. On manque de recul et le processus de création peut rapidement devenir douloureux. Je n’ai jamais autant écrit que depuis que j’échange avec d’autres amis qui écrivent. Alors si vous ne deviez suivre qu’un conseil, ce serait celui-ci ! (et je suis dispo pour des sessions d’écriture, alors n’hésitez pas à m’envoyer un DM sur Insta !)

6. Essayez les sprints d’écriture !

J’ai découvert la pratique avec le NaNoWriMo et j’avoue que c’est plutôt efficace. Comment ça marche ? C’est très simple : découpez vos sessions d’écriture en plusieurs parties. Vous avez une heure devant pour écrire ? Faites des sprints de cinq, dix minutes, pendant lesquels il est interdit de lever vos doigts du clavier ou la mine de votre feuille. Laissez le flot de mots s’écouler et essayez d’écrire le plus possible ! Une fois que l’alarme sonne (oui, mettez-en une pour ne penser à rien d’autre), faites une mini-pause, dégourdissez-vous les jambes, allez boire un coup… J’aime les sprints, parce que si je n’ai pas une heure devant moi, mais dix minutes, je sais que je peux avancer. Vous allez réaliser avec cette méthode que vous êtes capable d’écrire en très peu de temps. Et même si au début, c’est un peu compliqué pour vous, à force de le faire, de « muscler votre muscle d’écriture », vous vous rendrez compte que vous en êtes capable.

7. Prenez du recul

Vous n’avez pas assez écrit selon vous aujourd’hui ? Prenez du recul : combien de mots avez-vous écrits depuis le début ? Où en est votre histoire à présent ? Même si vous ne faites qu’une phrase, un chapitre ou deux, vous avancez ! Et c’est ça qu’on veut. Ce n’est pas rien de sortir des mots de votre tête pour les mettre sur le papier. Ce n’est pas rien de créer des personnages, des gens, des histoires, des faiblesses, des trahisons, des amitiés… C’est énorme. Alors, prenez du recul : ce que vous faites, c’est formidable. (ne froncez pas les sourcils, je vous dis que si !)

8. Soyez indulgent avec vous-même

Ça rejoint le point précédent. Prenez du recul, soyez indulgent… Écrire, ce n’est pas facile en soi. C’est agréable, c’est dingue, c’est libérateur, c’est grisant même par moment, mais ce n’est pas facile. Alors c’est pour ça que je vais vous le répéter ici : bravo, parce que ce que vous faites, c’est formidable. Soyez fier.e de vous, de vos créations, même celles dont on n’entendra jamais parler… parce qu’elle prépare la voie aux suivantes.